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| Mais où est Charlie? |
On continue sur Spike Jonze avec cette fois-ci Dans
la peau de John Malkovich, film à l’humour décalé doté d'un scénario plus qu’étrange
puisqu’un marionnettiste de rue, Craig Schwartz, trouve le moyen de rentrer dans
la tête de John Malkovich (qui joue son propre rôle) pendant 15 minutes et de
se faire éjecter ensuite à la périphérie de New York. Sauf que Craig
parvient finalement à contrôler John Malkovich où il n’était au début que spectateur
intérieur de ce dernier. Il se crée alors une nouvelle vie dans la peau du
célèbre acteur et utilise sa notoriété pour être reconnu comme le plus grand
marionnettiste.
Ce film soulève
des questions sur la place de l’acteur
dans la société, sur la conscience de soi, sur les limites que l’on pourrait lui fixer,
sur l’adoration de soi ; Notre identité
existe-t-elle également grâce à la conscience de notre corps ?
(philosophie quand tu nous tiens !)
La scène culte
qui met en lumière le côté bizarre de la situation de John Malkovich est quand
John rentre dans son propre corps par l’accès où passe Craig. Sublime. La vidéo
parlera pour moi.
J’avoue que le film est long à démarrer, on commence
réellement à savourer le film après le passage dans la tête de Malkovich. Le film est gris dans son ensemble, l’environnement dans lequel
évoluent les personnages est sombre (on se
retrouve souvent dans des endroits mal-éclairés, comme par exemple, l’appartement
de Craig, la ville de New York etc...), tandis qu’à l’entrée du passage dans l’esprit
de Malkovich (le lieu de travail de Craig), l’endroit est plus lumineux.
Comme si cette entrée était un lieu de révélation, peut-être sur l’identité du futur
passager dans le crâne poli de John Malkovich.
Tout ça pour dire
que, tout au long du film, l’évolution de John Malkovich provoque une sensation
bizarre, de mal-être, et un réel questionnement sur notre condition: « Et
si ça nous arrivait ? Et si quelqu’un arrivait à rentrer dans notre tête et
commencer à prendre le contrôle de notre corps ? »

perso, j'ai adoré ce film décalé.
RépondreSupprimerune introspection intime inhabituelle !
El riton!