mardi 4 mars 2014

Dans la Peau de John Malkovich, de Spike Jonze

Mais où est Charlie?
On continue sur Spike Jonze avec cette fois-ci Dans la peau de John Malkovich, film à l’humour décalé doté d'un scénario plus qu’étrange puisqu’un marionnettiste de rue, Craig Schwartz, trouve le moyen de rentrer dans la tête de John Malkovich (qui joue son propre rôle) pendant 15 minutes et de se faire éjecter ensuite à la périphérie de New York. Sauf que  Craig parvient finalement à contrôler John Malkovich où il n’était au début que spectateur intérieur de ce dernier. Il se crée alors une nouvelle vie dans la peau du célèbre acteur et utilise sa notoriété pour être reconnu comme le plus grand marionnettiste.
                


         Ce film soulève des questions  sur la place de l’acteur dans la société, sur la conscience de soi, sur les limites que l’on pourrait lui fixer,  sur l’adoration de soi ; Notre identité existe-t-elle également grâce à la conscience de notre corps ? (philosophie quand tu nous tiens !)
               
                La scène culte qui met en lumière le côté bizarre de la situation de John Malkovich est quand John rentre dans son propre corps par l’accès où passe Craig. Sublime. La vidéo parlera pour moi.


                J’avoue que le film est long à démarrer, on commence réellement à savourer le film après le passage dans la tête de Malkovich. Le film est gris dans son ensemble, l’environnement dans lequel  évoluent les personnages est sombre (on se retrouve souvent dans des endroits mal-éclairés, comme par exemple, l’appartement de Craig, la ville de New York etc...), tandis qu’à l’entrée du passage dans l’esprit de Malkovich (le lieu de travail de Craig), l’endroit est plus lumineux. Comme si cette entrée était un lieu de révélation, peut-être sur l’identité du futur passager dans le crâne poli de John Malkovich.


                Tout ça pour dire que, tout au long du film, l’évolution de John Malkovich provoque une sensation bizarre, de mal-être, et un réel questionnement sur notre condition: « Et si ça nous arrivait ? Et si quelqu’un arrivait à rentrer dans notre tête et commencer à prendre le contrôle de notre corps ? » 

1 commentaire:

  1. perso, j'ai adoré ce film décalé.
    une introspection intime inhabituelle !

    El riton!

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